21 février 2019

Le darolutamide de Bayer associé à un traitement antiandrogénique prolonge de manière significative, de 22 mois, la survie sans métastases avec un profil d’innocuité favorable par rapport au placebo associé à un traitement antiandrogénique contre le cancer de la prostate non métastatique résistant à la castration

Le darolutaminde améliore de manière significative la survie sans métastases (SSM) médiane de 22 mois (40,4 mois avec le darolutamide associé à un traitement antiandrogénique et 18,4 mois avec le placebo associé à un traitement antiandrogénique)/ Tendance positive de la survie globale, avec une réduction de 29 % du risque de décès lors de l’analyse intermédiaire (p = 0,045)/ L’incidence des événements indésirables apparus sous traitement a été similaire avec le darolutamide associé à un traitement antiandrogénique et le placebo associé à un traitement antiandrogénique / Maintien de la qualité de vie liés à la santé / Les premiers résultats de l’essai de phase III ARAMIS sur le darolutamide, un inhibiteur des récepteurs aux androgènes, ont fait l’objet d’une présentation orale lors du congrès de l’American Society of Clinical Oncology sur les cancers génito-urinaires (ASCO GU) et d’une publication simultanée dans The New England Journal of Medicine

Non destiné aux médiax américains et britanniques

Mississauga, le 21 février 2019 – Les résultats de l’essai pivot de phase III ARAMIS mené chez des patients atteints d’un cancer de la prostate non métastatique résistant à la castration (CPRCnm) ont montré une amélioration statistiquement significative de la survie sans métastases (SSM) médiane avec le darolutamide associé à un traitement antiandrogénique comparativement au placebo associé au traitement antiandrogénique (RR = 0,41, IC de 95 % : 0,34-0,50 ; p < 0,001). La SSM médiane a été de 40,4 mois dans le volet darolutamide et de 18,4 mois dans le volet placebo, soit une différence de 22 mois. Cela se traduit par une réduction de 59 % du risque de survenue de métastases ou de décès.

Une tendance positive de la survie globale (SG) a également été observée (RR = 0,71, IC de 95 % : 0,50-0,99; p = 0,045), et tous les autres critères secondaires d’évaluation ont montré un bienfait en faveur du darolutamide. Il est important de signaler que l’incidence des événements indésirables (EI) apparus sous traitement avec une fréquence supérieure ou égale à 5 % ou de grade 3 à 5 a été comparable entre les volets darolutamide et placebo; seule la fatigue est survenue chez plus de 10 % des patients (12,1 % chez les patients recevant le darolutamide et un traitement antiandrogénique versus 8,7 % chez les patients recevant le placebo et un traitement antiandrogénique). Les résultats de qualité de vie ont été similaires entre les groupes de traitement.

Ces données ont été présentées lors du congrès de l’American Society of Clinical Oncology sur les cancers génito-urinaires (ASCO GU) à San Francisco et publiés simultanément dans The New England Journal of Medicine.

« En plus d’un bienfait en matière de SSM, un profil d’innocuité favorable est essentiel pour ces patients atteints d’un CPRCnm dont la grande majorité sont asymptomatiques. Les décisions thérapeutiques peuvent avoir un impact sur leur bien-être général, le pronostic, l’observance du traitement et des autres médicaments couramment pris par ces patients. Ces données sont passionnantes pour la communauté du cancer de la prostate; elles montrent non seulement l’efficacité significative du darolutamide dans la prévention de la propagation du cancer, mais aussi son profil de tolérance favorable qui, une fois le médicament autorisé, pourrait permettre aux patients de poursuivre leur vie quotidienne sans complications supplémentaires », a indiqué Karim Fizazi, M.D., Ph.D., professeur de médecine à l’Institut Gustave Roussy, Université de Paris Sud, France.

« Si de nombreuses et nouvelles options thérapeutiques dans le domaine du cancer de la prostate ont été mises au point ces dernières années, des besoins persistent, en particulier pour proposer aux patients des traitements qui soient à la fois efficaces et aient un profil d’innocuité et de toxicité supplémentaire n’impactant pas leurs vies, a précisé Scott Z. Fields, M.D., vice-président principal et chef du développement oncologique des Produits pharmaceutiques de Bayer. Bayer travaille sans relâche pour proposer des traitements novateurs, efficaces et bien tolérés aux patients dont les besoins thérapeutiques ne sont pas comblés. Grâce aux résultats positifs de l’essai ARAMIS, nous faisons un pas de plus vers notre objectif qui est d’offrir le darolutamide aux patients et aux médecins ».

En ce qui concerne les soumissions de demandes d’autorisation du médicament, Bayer prévoit de discuter des données de l’essai ARAMIS avec les autorités sanitaires, dont Santé Canada, et a déjà reçu une désignation d’examen accéléré (Fast Track) par la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis pour le darolutamide chez les hommes atteints d’un CPRCnm. Le darolutamide est développé conjointement par Bayer et par Orion Corporation, une entreprise pharmaceutique finlandaise internationale.

Résultats détaillés de l’étude

Le bienfait observé avec le darolutamide sur les SSM a été cohérent dans tous les sous-groupes de patients. Dans une analyse intermédiaire de la SG, le darolutamide a montré une tendance positive, avec une réduction de 29 % du risque de décès (RR = 0,71, IC de 95 % : 0,50-0,99; p = 0,045, médiane non atteinte).

De plus, le darolutamide associé à un traitement antiandrogénique a montré un bienfait comparativement au placebo associé à un traitement antiandrogénique concernant le délai de progression de la douleur (40,3 mois versus 25,4 mois ; RR = 0,65, IC de 95 % : 0,53-0,79; p < 0,001), et le délai d’instauration d’une chimiothérapie cytotoxique (médiane non atteinte versus 38,2 ; RR = 0,43, IC de 95 % : 0,31-0,60; p < 0,001). Un autre critère secondaire d’évaluation, le délai de survenue du premier événement symptomatique osseux (ESO), a également montré un bienfait en faveur du darolutamide (médiane non atteinte). Le darolutamide a prolongé la survie sans progression de 22 mois (36,8 mois versus 14,8 mois; RR = 0,38, IC de 95 % : 0,32-0,45; p < 0,001), avec une réduction de 62 % du risque de progression locale, de métastases à distance ou de décès.

L’incidence des événements indésirables a été généralement similaire dans les groupes darolutamide et placebo ; la plupart des EI ont été de grade 1 et 2 (55 % et 54 %, respectivement). Les taux d’abandon du traitement ont été de 8,9 % dans le groupe darolutaminde et traitement antiandrogénique et 8,7 % dans le groupe placebo et traitement antiandrogénique. Comparativement au placebo associé à un traitement antiandrogénique, le darolutamide associé à un traitement antiandrogénique n’a pas augmenté les taux d’EI clés, incluant notamment, les crises d’épilepsie, les chutes, les fractures, les éruptions cutanées, les troubles cognitifs, les troubles mentaux ou l’hypertension. Les patients avec un antécédent de crises convulsives n’ont pas été exclus de l’étude.

Les résultats aux critères d’évaluation basés sur les résultats déclarés par les patients (selon le questionnaire Functional Assessment of Cancer Therapy-Prostate, [FACT-P], les questionnaires de qualité de vie de l’European Organisation for Research and Treatment of Cancer [EORTC-QLQ-PR25] et l’EQ-5D-3L) ont montré le maintien de la qualité de vie liée à la santé, avec une tendance positive en faveur du darolutamide comparativement au placebo.

À propos du plan de l’essai ARAMIS

ARAMIS est un essai de phase III, multicentrique, randomisé, à double insu, contrôlé par placebo, évaluant l’innocuité et l’efficacité du darolutamide à prise orale chez des patients atteints d’un CPRCnm recevant un traitement antiandrogénique comme traitement standard, et à risque élevé de métastases. On a réparti 1 509 patients selon un rapport de 2:1 pour recevoir soit 600 mg de darolutamide deux fois par jour, soit un placebo, en plus du traitement antiandrogénique. ARAMIS a été mené dans 409 centres de 36 pays, dont dix centres canadiens. Il s’agit du plus important essai sur le CPRCnm à ce jour.

Le critère principal d’évaluation de cet essai est la SSM, définie comme le temps écoulé entre la randomisation et la survenue de métastases ou le décès. Les critères secondaires d’évaluation de cet essai sont la SG, le temps avant la progression de la douleur, le délai d’instauration de la première chimiothérapie cytotoxique et le délai de survenue du premier ESO, ainsi que la caractérisation du profil d’innocuité et de tolérance du darolutamide.

À propos du cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC)

Le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme dans le monde. Au Canada, un homme sur sept recevra un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie[i]. En 2018, 1,2 million d’hommes dans le monde ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate, et environ 358 000 en sont décédés. Le cancer de la prostate est la 5e cause de mortalité par cancer chez l’homme.

Le cancer de la prostate est causé par la prolifération cellulaire anormale dans la prostate, organe de l’appareil reproducteur masculin. Il touche surtout les hommes de plus de 50 ans, le risque augmentant avec l’âge. Les options thérapeutiques vont de la chirurgie à la radiothérapie, en passant par l’utilisation d’inhibiteurs des récepteurs aux hormones, qui sont des substances qui interrompent la formation de testostérone ou empêchent celle-ci d’agir sur sa cible. Toutefois, dans presque tous les cas, le cancer finit par résister à l’hormonothérapie classique.

Le CPRC est une forme avancée de la maladie qui survient quand le cancer progresse malgré de très faibles taux de testostérone dans l’organisme. Dans le domaine des options thérapeutiques contre le CPRC, les progrès sont rapides, mais, jusqu’à récemment, il n’y avait aucune option thérapeutique efficace pour les patients atteints de CPRC dont les taux d’antigène prostatique spécifique augmentent pendant le traitement antiandrogénique et chez qui il n’y a pas de métastases décelables. En présence de CPRC non métastatique évolutif, le court délai de doublement du taux d’antigène prostatique spécifique a systématiquement été associé à une réduction du délai d’apparition de la première métastase et de décès.

À propos du darolutamide

Le darolutamide est un inhibiteur non stéroïdien des récepteurs aux androgènes dont la structure chimique est distincte et qui a une forte affinité de liaison pour le récepteur et un puissant effet antagoniste, ce qui inhibe la fonction du récepteur et la prolifération des cellules prostatiques cancéreuses. En plus de l’essai de phase III ARAMIS mené chez des hommes atteints d’un CPRCnm, le darolutamide fait aussi l’objet d’une étude de phase III sur le cancer de la prostate hormonosensible métastatique (ARASENS). Des renseignements sur ces études figurent sur le site www.clinicaltrials.gov.

Le darolutamide n’est pas approuvé par la FDA des États-Unis, Santé Canada et l’Agence européenne des médicaments, ni par aucune autre autorité sanitaire.

À propos de l’oncologie chez Bayer

Bayer concrétise sa mission, La science améliore la vie, en élargissant l’éventail de ses traitements novateurs. La gamme de produits d’oncologie de Bayer comprend trois produits commercialisés (NEXAVAR®, STIVARGA® et XOFIGO®) et plusieurs autres composés à divers stades de développement clinique. Ensemble, ces produits sont le reflet de l’approche de recherche de l’entreprise, qui met l’accent sur les cibles et les voies susceptibles de modifier la façon dont le cancer est traité.

À propos de Bayer

Bayer est une société internationale dont les principales activités sont concentrées dans les domaines des sciences de la vie liés aux soins de santé et à l’agriculture. Ses produits et services visent à améliorer le bien-être des personnes et leur qualité de vie. En même temps, le groupe crée de la valeur grâce à l’innovation, à la croissance et à la capacité bénéficiaire élevée. Bayer souscrit aux principes du développement durable de même qu’à son rôle d’entreprise socialement et moralement responsable. Lors de l’exercice financier de 2017, le groupe comptait quelque 99 800 employés et a réalisé des ventes de 35 milliards d’euros. Les dépenses en capital ont été de 2,4 milliards d’euros, et les dépenses en recherche et développement de 4,5 milliards d’euros. Pour de plus amples renseignements, visitez le site www.bayer.ca.

 

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Personnes-ressources :

Bayer Inc.

Service des communications

905-282-5541

communicationscanada@bayer.com

 


[i] http://www.prostatecancer.ca/prostate-cancer/about-prostate-cancer/statistics

Énoncés prospectifs

Ce communiqué de presse peut contenir des énoncés de nature prospective fondés sur les suppositions et les prévisions actuelles de la direction de Bayer. En raison de risques, d’incertitudes et d’autres facteurs connus et inconnus, il pourrait y avoir d’importantes différences entre les résultats, la situation financière, le développement ou le rendement à venir de l’entreprise et les prévisions que contient le présent communiqué. Ces facteurs sont notamment ceux dont il est question dans les rapports publics de Bayer publiés sur le site Web de Bayer au www.bayer.com. L’entreprise n’assume aucune responsabilité, de quelque nature que ce soit, quant à la mise à jour de ces énoncés prospectifs ou à leur représentation exacte d’événements ou de développements futurs.