25 septembre 2018

19e Conférence mondiale de l’IASLC sur le cancer du poumon Une sous-analyse révèle une réponse rapide et durable au larotrectinib chez des patients porteurs d’un CPNPC avec fusion de gènes NTRK

Une sous-analyse révèle une réponse rapide et durable au larotrectinib chez des patients porteurs d’un CPNPC avec fusion de gènes NTRK
  • Une sous-analyse de patients porteurs d’un cancer du poumon confirme l’efficacité significative et durable du larotrectinib sur différents types de tumeurs, quel que soit leur site d’origine.
  • Données présentées à la 19e Conférence mondiale de l’IASLC sur le cancer du poumon
  • Le larotrectinib fait l’objet d’une revue prioritaireaux États-Unis pour le traitement des patients porteurs d’un cancer avec fusions TRK, ainsi que d’une demande d’autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne.

Toronto, 24 septembre 2018. Bayer a annoncé les résultats d’une analyse de sous-groupe d’études sur le larotrectinib, révélant que le traitement avec cette molécule a produit une réponse partielle ou complète chez trois patients parmi quatre sujets porteurs d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) présentant une fusion de gènes du récepteur tyrosine-kinase de la neurotrophine (NTRK). La maladie de ces patients était en progression après un ou plusieurs cycles de chimiothérapie à base de platine pour une tumeur avancée, confirmée par un scanner effectué après traitement. Les réponses étaient rapides et solides, variant entre 49 et 56 jours. Ces données ont été présentées à la 19e Conférence mondiale de l’IASCL sur le cancer du poumon (WCLC) qui s’est tenue à Toronto, au Canada, du 23 au 26 septembre 2018. Le larotrectinib est un inhibiteur hautement sélectif du récepteur tropomyosine-kinase (TRK), développé conjointement par Bayer et Loxo Oncology.

« Les cancers du poumon non à petites cellules avec fusion de NTRK sont rares, mais ils s’avèrent très sensibles à l’inhibition de la TRK. Il est très encourageant de voir que le larotrectinib est très actif et bien toléré chez les patients porteurs d’un CPNPC avec fusion NTRK, explique Dre Anna F. Farago, auteure principale et oncologue au centre de cancérologie du Massachusetts General Hospital. Les résultats positifs observés dans cette population de patients confirment la nécessité d’intégrer la recherche de fusions des gènes NTRK dans les analyses génomiques de routine, afin que les patients reçoivent un traitement visant spécifiquement l’anomalie génétique qui alimente leur cancer. »

Trois des quatre patients inclus dans cette analyse ont présenté une réponse partielle ou complète, ensuite confirmée par scanner, et un patient porteur d’une possible métastase cérébrale a présenté une réduction de cette masse à l’IRM. La réponse de trois patients se maintenait au moment de l’analyse, c’est-à-dire au bout de 5,7 à 12 mois. La tumeur du quatrième patient était stabilisée; elle a progressé en dehors du système nerveux central après 300 jours de traitement, et le larotrectinib a été maintenu pour ses bienfaits cliniques. Le larotrectinib a été bien toléré, trois des quatre patients ayant présenté des effets indésirables de grade 1 seulement.

Le larotrectinib est développé conjointement par Bayer et Loxo Oncology, Inc., (NASDAQ : LOXO), une société biopharmaceutique américaine basée à Stamford dans le Connecticut. Il est testé dans le monde entier dans le cadre d’études sur le traitement de différents cancers contenant une fusion des gènes NTRK. La Food and Drug Administration (FDA) américaine a accepté la demande d’autorisation de nouveau médicament (NDA) présentée par Loxo Oncology et accordé une revue prioritaire du larotrectinib pour le traitement des patients adultes et pédiatriques porteurs de tumeurs solides localement avancées ou métastasées et contenant une fusion NTRK. Elle a fixé le délai de revue (« date PDUFA ») au 26 novembre 2018.

Bayer a présenté une demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l’Union européenne et engagé les démarches correspondantes dans d’autres régions

À propos du larotrectinib (LOXO-101)

Le larotrectinib est un inhibiteur expérimental du récepteur tropomyosine-kinase (TKR), en cours de développement pour le traitement des patients dont la tumeur contient une fusion des gènes du récepteur tyrosine-kinase de la neurotrophine (NTRK). Les données de la recherche suggèrent de plus en plus que les gènes NTRK peuvent fusionner pour former d’autres gènes anormaux, produisant une protéine de fusion TRK qui peut provoquer le développement de tumeurs solides dans de nombreuses parties du corps. Au cours des essais cliniques, selon les données regroupées portant sur 55 patients, le larotrectinib a donné un taux de réponse global  évalué par les investigateurs de 80 % et un taux de réponse global confirmé par l’analyse centralisée de 75 % pour différents types de tumeurs solides. La plupart des effets indésirables étaient de grade 1 ou 2.

Bayer et Loxo Oncology ont conclu en novembre 2017 un accord de collaboration exclusif pour le développement et la commercialisation du larotrectinib et du LOXO-195, un nouvel inhibiteur de TRK en cours de développement clinique. Les deux sociétés développeront conjointement ces deux produits, Loxo Oncology menant les études cliniques actuelles et demandant l’autorisation de mise sur le marché aux États-Unis, tandis que Bayer se charge des démarches réglementaires en dehors des États-Unis, dont au Canada, ainsi que de la commercialisation mondiale. Bayer et Loxo Oncology assureront conjointement la promotion des produits aux États-Unis.

Pour en savoir plus sur les essais cliniques sur le larotrectinib, consultez les sites www.clinicaltrials.gov ou www.loxooncologytrials.com. Le larotrectinib n’a pas été autorisé par Santé Canada, par la Food and Drug Administration des États-Unis, par l’Agence européenne du médicament ni par aucune autre autorité de la santé.

À propos des cancers à fusion TRK

Un cancer à fusion TRK apparaît quand un gène du récepteur tyrosine-kinase de la neurotrophine (NTRK) fusionne avec un autre gène non apparenté, produisant une protéine anormale : le récepteur tropomyosine-kinase (TRK). Une fois activée, la protéine altérée, ou protéine de fusion TRK, déclenche une cascade de signalisation. Les protéines de fusion TRK sont le moteur de la propagation et de la croissance des tumeurs qui les contiennent. Les cancers à fusion TRK ne se limitent pas à certains types de tissus et peuvent survenir dans n’importe quelle partie du corps. Ils se présentent sous la forme de tumeurs solides, plus ou moins fréquentes, chez l’adulte comme chez l’enfant : cancer de l’appendice, cancer du sein, cholangiocarcinome, cancer colorectal, tumeurs stromales gastro-intestinales, fibrosarcome infantile, cancer du poumon, carcinome salivaire analogue des carcinomes sécrétoires mammaires, mélanome, cancer du pancréas, cancer de la thyroïde et différents sarcomes.

Des tests spécifiques sont indispensables pour reconnaître de façon sûre les cancers à fusion TRK. Les méthodes de séquençage de nouvelle génération peuvent donner une vision d’ensemble des altérations génomiques de très nombreux gènes. L’hybridation in situ en fluorescence peut également être utilisée pour détecter les cancers à fusion TRK et les analyses immunohistochimiques pour déceler la présence des protéines TRK. Pour en savoir plus, consultez le site www.trkcancer.com.

À propos de l’oncologie chez Bayer

Bayer concrétise sa mission, La science améliore la vie, en élargissant l’éventail de ses traitements novateurs. La gamme de produits d’oncologie de Bayer comprend maintenant quatre agents, et plusieurs autres composés sont à divers stades de développement clinique. Ensemble, ces produits sont le reflet de la démarche de l’entreprise, qui est de mettre la priorité sur les cibles et les voies susceptibles de modifier la façon dont le cancer est traité.

À propos de Bayer

Bayer est une société internationale dont les principales activités sont concentrées dans les sciences de la vie, soit les soins de santé et l’agriculture. Les produits et services de l’entreprise visent à améliorer le bien-être des personnes et leur qualité de vie. En même temps, le groupe crée de la valeur grâce à l’innovation, à la croissance et à la capacité bénéficiaire élevée. Bayer souscrit aux principes du développement durable de même qu’à son rôle d’entreprise socialement et moralement responsable. Lors de l’exercice financier de 2017, le groupe comptait environ 99 800 employés et a réalisé des ventes de 35 milliards d’euros. Les dépenses en capital ont été de 2,4 milliards d’euros, et les dépenses en recherche et développement, de 4,5 milliards d’euros. Pour de plus amples renseignements, visitez le site www.bayer.ca.

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Personne-ressource :

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Énoncés prospectifs

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