Peut-on utiliser le glyphosate en toute sécurité?

Peut-on utiliser le glyphosate en toute sécurité?

Depuis quelques mois, l’innocuité des herbicides à base de glyphosate a suscité beaucoup d’attention. En tant qu’entreprise axée sur la science et l’innovation, Bayer a un sens profond de ses responsabilités envers la société et la planète, et désire réitérer son engagement en matière de rigueur scientifique et d’utilisation sécuritaire de ses produits.

Bayer se consacre depuis plus de 150 ans à la création de produits utiles dans un monde toujours changeant. Nous désirons tout particulièrement développer de nouveaux traitements contre les maladies, aider les gens à se rétablir et à demeurer en santé, et offrir aux agriculteurs et à ceux et celles qui s’occupent de nos terres des produits novateurs pour aider à nourrir une population mondiale croissante, et ce, tout en préservant nos ressources naturelles. Nous concrétisons ainsi notre vision : La science améliore la vie.

Quelle est l’opinion des organismes de réglementation, dont Santé Canada?

Il existe un vaste corpus de recherches sur le glyphosate et les herbicides à base de glyphosate de Bayer, dont plus de 800 études rigoureuses présentées aux organismes de réglementation du Canada, des États-Unis, d’Europe et d’autres pays en vue de l’obtention de l’homologation, sur la foi desquelles tous ces organismes ont confirmé que ces produits sont sans danger quand on en respecte les directives d’emploi. En outre, la plus vaste et la plus récente étude épidémiologique – une étude à long terme indépendante financée par le National Cancer Institute qui a été menée auprès de plus de 50 000 applicateurs de pesticides pendant plus de 20 ans et pris fin en 2018 – a révélé qu’il n’y avait pas de lien entre les herbicides à base de glyphosate et le cancer. De plus, l’évaluation du risque de cancer effectuée en 2017 par l’EPA (Environmental Protection Agency) des États-Unis, après la publication de la monographie du CIRC, a examiné plus de 100 études jugées pertinentes et conclu que le glyphosate n’était « pas susceptible d’être cancérogène chez l’humain », cote la plus favorable de l’EPA. Comme Santé Canada l’a fait remarquer dans sa déclaration du 11 janvier 2019, « aucun organisme de réglementation des pesticides dans le monde ne considère actuellement que le glyphosate présente un risque de cancer pour les humains, compte tenu des concentrations auxquelles ces derniers sont exposés. »

Qu’en est-il de la conclusion du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)?

Le CIRC est la seule entité de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a conclu qu’il y avait un lien entre le glyphosate et le cancer. En effet, le Programme international sur la sécurité des substances chimiques de l’OMS et la Réunion conjointe FAO/OMS sur les résidus de pesticides (JMPR) ont conclu que le glyphosate n’était pas cancérogène et, selon les Directives de qualité pour l’eau de boisson de l’OMS, le glyphosate ne pose pas de danger pour la santé humaine.

L’analyse du CIRC comporte un certain nombre d’importantes limites et lacunes. Après la publication du rapport du CIRC, divers organismes de réglementation, dont l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada, l’EPA des États-Unis, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’Agence européenne des produits chimiques, l’Institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques (BfR) et les organismes de réglementation de l’Australie, de la Corée, de la Nouvelle-Zélande et du Japon, ont tiré des conclusions contraires à celles du CIRC. Ces organismes de réglementation ont en effet réaffirmé que les produits à base de glyphosate sont sans danger quand on en respecte les directives d’emploi et que le glyphosate n’est pas cancérogène.

Le CIRC a émis 514 décisions de classification relatives à la cancérogénicité chez l’humain et a une seule fois classé une substance comme n’étant probablement pas cancérogène chez l’humain. Le CIRC n’a toutefois aucun pouvoir de réglementation et ne mène pas ses propres recherches scientifiques originales.

Dans sa Monographie sur le glyphosate publiée en 2015, le CIRC reconnaît expressément une des limites de son examen. En effet, comme le CIRC parle de « dangers de cancer » même quand les risques sont très faibles aux niveaux actuels d’exposition, les classifications du CIRC ne reflètent pas les niveaux d’exposition en situation réelle. L’exposition étant un important déterminant de la causalité humaine, on a besoin d’études épidémiologiques qui examinent les effets de l’exposition en situation réelle et qui tiennent compte des facteurs de confusion créés par l’exposition à d’autres produits chimiques. Le CIRC place en outre des produits de tous les jours comme la viande rouge et les boissons chaudes dans la même catégorie de cancérogénicité que le glyphosate.

Une autre des limites de l’opinion du CIRC vient du caractère limité et sélectif de son examen des recherches scientifiques antérieures, le CIRC ne menant pas de recherches originales, comme on l’a déjà vu. L’opinion du CIRC ne tient pas compte des données de l’étude intitulée Agricultural Health Study financée par le National Cancer Institute – plus vaste et plus récente étude épidémiologique menée pendant plus de 20 ans auprès de plus de 50 000 applicateurs de pesticides autorisés –, qui a montré qu’il n’y avait pas de lien entre les produits à base de glyphosate (comme Roundup) et le lymphome non hodgkinien, indépendamment du niveau d’exposition et du sous-type.

Pourquoi le glyphosate est-il toujours utilisé et peut-il être utilisé en toute sécurité?

Nous croyons que pour les agriculteurs et les consommateurs, ainsi que d’un point de vue environnemental, le glyphosate et les cultures qui tolèrent le glyphosate sont avantageux. Le glyphosate a transformé l’agriculture dans des pays du monde entier et son utilisation fait partie intégrante des pratiques agricoles modernes et durables. Plus particulièrement, l’application d’herbicides à base de glyphosate sur des cultures qui tolèrent le glyphosate continue d’avoir un effet positif en matière de séquestration de carbone, d’émission de gaz à effet de serre et d’érosion des sols.

Nous comprenons toutefois que l’utilisation par les agriculteurs et autres applicateurs professionnels du glyphosate et d’autres produits novateurs pour la lutte contre les mauvaises herbes soulève des questions et des préoccupations chez certaines personnes. Étant nous-mêmes des consommateurs, des parents et des membres de la communauté, nous désirons partager le fruit de notre travail et notre savoir pour que les gens ne s’inquiètent pas des aliments qu’ils consomment et de la sécurité de leur environnement. Nous avons à cette fin mis en ligne le résumé de plus de 300 études sur l’innocuité du glyphosate dans le cadre de notre Initiative en matière de transparence.

Nous croyons qu’il est important de démontrer les avantages de la science et de l’innovation dans le domaine de l’agriculture sans perdre de vue que ce que les gens recherchent surtout, ce sont aliments sans danger, sains et abordables, qui sont produits dans le respect de l’environnement. Il est très important pour nous d’améliorer l’accès aux recherches scientifiques qui sous-tendent le développement de nos produits.

Pour en savoir davantage, consultez le site www.bayer.com/glyphosate.