Les échanges sur la politique scientifique

Les échanges sur la politique scientifique

Favoriser les échanges sur la politique scientifique.

Depuis les dix dernières années, le Centre d’études sur la politique scientifique canadienne (CPSC) organise une conférence nationale qui réunit des dirigeants, des influenceurs et des passionnés de science. Lors de cette rencontre d’une durée de trois jours qui a lieu à la fin de l’automne, l’accent est mis sur la nécessité d’encourager le dialogue sur l’importance des politiques en matière de science, de technologie et d’innovation au Canada.

« Le CPSC a été créé il y a dix ans pour aider les différents intervenants dans les domaines de la science et de l’innovation à examiner les questions politiques urgentes, a déclaré Mehrdad Hariri, fondateur et président-directeur général du Centre. « L’innovation et la science constituent d’importants moteurs de notre économie, soutenant des industries essentielles qui touchent quotidiennement la vie des Canadiens. Nous avons donc besoin d’un forum national inclusif pour discuter de questions politiques ».

Cette année, Bayer, dont la mission mondiale est « La science améliore la vie », a parrainé la 10e édition annuelle de la Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes qui a eu lieu à Ottawa du 7 au 9 novembre. Lors de cette rencontre réunissant 800 participants, y compris des délégués du monde entier, Alok Kanti, président-directeur général de Bayer, a profité de l’occasion pour souligner le rôle important joué par les industries canadiennes des sciences de la vie à l’échelle locale et internationale.

Alok Kanti

Le Canada a joué un rôle de premier plan dans le domaine des sciences de la vie en faisant des percées incroyables.

« Le Canada a joué un rôle de premier plan dans le domaine des sciences de la vie en faisant des percées incroyables, a souligné M. Kanti. De la découverte de l’insuline au développement du canola, il y a de quoi être fier, mais il reste encore beaucoup à accomplir ».

Il a bien raison. Au cours des vingt prochaines années, la population mondiale devrait augmenter de près d’un tiers et vivre plus longtemps. D’ici 2050, les personnes de plus de 65 ans représenteront presque 20 % de la population mondiale.

« Une population vieillissante en croissance rapide signifie que nous devons innover pour produire plus de nourriture tout en recherchant de nouveaux moyens pour garder les gens en bonne santé et leur éviter des séjours à l’hôpital », a ajouté M. Kanti.

Cela constitue aujourd’hui un défi majeur, non seulement pour le Canada, mais aussi pour le monde entier.

Au Royaume-Uni, des scientifiques ont estimé qu’un tiers des terres cultivables dans le monde a disparu en raison de l’érosion ou de la pollution, exerçant ainsi une pression sur le secteur agricole. De plus, de nombreux pays ont également commencé à diminuer leurs dépenses en santé, surtout en ce qui concerne les produits pharmaceutiques, ce qui limite les activités de recherche et de développement pour de nouveaux médicaments et traitements.

Mehrdad Hariri

La science joue un rôle essentiel pour aider à résoudre les problèmes actuels et futurs.

« La science joue un rôle essentiel pour aider à résoudre les problèmes actuels et futurs, a expliqué M. Hariri. C’est pour cette raison que nous avons créé le CPSC. Il fallait favoriser des discussions non partisanes sur des enjeux politiques importants, afin que nous puissions davantage attirer l’attention sur des domaines prometteurs ».

Au Canada et ailleurs dans le monde, les gouvernements explorent actuellement des options visant à stimuler l’économie de leur pays. Le développement du secteur des sciences de la vie prend plus d’importance que jamais. Cependant, à l’image du monde des affaires où la plupart des avantages vont aux entreprises qui s’adaptent rapidement, il est primordial que les législateurs du Canada agissent sans tarder pour élaborer une solide stratégie nationale en matière de sciences de la vie.

« Grâce à son niveau de connaissances et d’expertise, le Canada peut véritablement tirer profit de cette occasion, a conclu M. Kanti. Toutefois, il ne faut pas tarder à agir si nous voulons concurrencer d’autres marchés d’une ampleur considérable où les investissements sont importants ».