Notre point de vue

Garantir notre approvisionnement alimentaire pour les années à venir : pourquoi les agriculteurs choisissent-ils le glyphosate pour produire de façon durable leurs cultures?

Pourquoi les agriculteurs s’en servent-ils pour produire leurs cultures de façon durable?

Tout le monde sait que la population mondiale augmente. D’ici 2050, elle devrait atteindre 9,7 milliards de personnes, soit plus de 2 milliards de plus qu’aujourd’hui1. Malheureusement, les terres cultivables ne suivent pas cette croissance, ce qui impose des difficultés importantes aux agriculteurs chargés de produire suffisamment d’aliments de qualité pour nourrir les Canadiens et la population mondiale.

Le Canada est actuellement le cinquième exportateur d’aliments au monde2. À mesure que la population augmente, les agriculteurs canadiens en particulier joueront un rôle déterminant dans l’approvisionnement alimentaire de la planète. Non seulement devront-ils répondre à une demande sans précédent, mais ils devront le faire tout en luttant contre les organismes nuisibles et les maladies qui menacent leurs cultures, en s’adaptant aux changements imprévisibles des conditions météorologiques et en veillant à ce que leurs terres soient saines et puissantes pour les générations d’agriculteurs qui les suivront.

 D’ici 2050, les agriculteurs devront produire 70 % plus d’aliments pour répondre à la demande de la population croissante. – Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture : Comment nourrir le monde en 20503

Les agriculteurs ne peuvent répondre à cette demande à eux seuls. Heureusement, la technologie et les outils modernes, notamment les herbicides comme le glyphosate, peuvent les aider à se débarrasser des mauvaises herbes de manière ciblée et efficace, pour ainsi assurer un approvisionnement alimentaire plus sûr et durable.

Plus précisément, pourquoi le glyphosate?

Le glyphosate est un herbicide polyvalent et non sélectif qu’utilisent les agriculteurs, les gestionnaires de terres et les jardiniers dans le monde depuis plus de 40 ans. Il fonctionne en inhibant une enzyme dont les plantes – dans ce cas, les mauvaises herbes – ont besoin pour pousser. Ces enzymes ne se retrouvent pas chez l’humain ni l’animal4. Par conséquent, lorsqu’il est appliqué correctement, le glyphosate ne présente aucun risque ni pour l’un ni pour l’autre5.

Le glyphosate peut être utilisé à plusieurs autres fins que pour l’agriculture. Les municipalités l’utilisent dans les espaces urbains verts pour protéger le public et la faune contre les mauvaises herbes toxiques6. Ce produit sert également sur les voies ferrées pour maintenir la visibilité pour les chefs de train et prévenir les incendies sur les voies7.

Plus récemment, le glyphosate et son utilisation dans nos vies ont fait l’objet d’une attention accrue. Bien qu’il soit important de s’interroger sur ce qui va sur nos aliments et qui s’y trouve, il convient de noter que plus de 160 organismes de réglementation gouvernementaux sur la santé de partout dans le monde, y compris Santé Canada, ont convenu que le glyphosate est sans danger pour l’humain s’il est utilisé correctement8.

En aidant les Canadiens à comprendre ce qu’est le glyphosate, la façon dont il est utilisé et son rôle essentiel dans la production alimentaire et les pratiques agricoles durables, nous pouvons alléger les craintes à propos d’un des nombreux outils dont les agriculteurs se servent pour nous permettre d’avoir accès à des aliments sûrs, et abordables à manger.

Pourquoi utiliser le glyphosate en agriculture?

L’utilisation agricole d’herbicides à base de glyphosate est profitable pour les agriculteurs, les consommateurs et l’environnement. Il est essentiel pour lutter efficacement contre les mauvaises herbes, et pour assurer l’approvisionnement alimentaire et la durabilité de l’environnement. Examinons de plus près chacun de ces avantages.

À l’échelle mondiale, les agriculteurs perdent de 30 à 40 % de leurs cultures à cause des mauvaises herbes, des organismes nuisibles et des maladies7. Sans les pratiques de protection des cultures, ces pertes pourraient doubler selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Il s’agit d’une perte dramatique, particulièrement pour les agriculteurs, quand on sait que c’est leur gagne-pain.

Cultures contre mauvaises herbes : le combat d’une vie
Les cultures d’un agriculteur devront se disputer l’espace, l’eau, les nutriments et la lumière avec de nombreuses espèces de mauvaises herbes dont le nombre peut s’élever à 30 0009. Grâce au glyphosate, les cultures ont de meilleures chances de réussir.

Ce n’est donc pas étonnant que les agriculteurs en soient venus à déprendre d’outils auxquels ils peuvent se fier, année après année. L’application de glyphosate dans les champs – particulièrement sur les cultures qui tolèrent le glyphosate – constitue une méthode éprouvée pour empêcher les mauvaises herbes destructrices d’étouffer les cultures9. À l’heure actuelle, aucune autre méthode de lutte contre les mauvaises herbes n’offre le même niveau d’efficacité, tant sur le plan pratique qu’économique.

Avantages pour les Canadiens et les consommateurs du monde entier : des aliments abordables en abondance

Continuer à consommer les aliments que nous aimons
Lorsque les outils de protection des cultures, notamment le glyphosate, sont utilisés pour protéger les cultures contre les organismes nuisibles et les maladies, les agriculteurs sont capables de cultiver :

  • 42 % plus de grains, comme le blé et le maïs
  • 72 % plus de fruits
  • 83 % plus de légumes et de pommes de terre12.

La population augmente et la moitié des terres de culture sont aujourd’hui à risque de devenir inutilisable dans moins de 40 ans en raison de la désertisation et de la dégradation des terres10. Cette situation nous dirige vers une insécurité alimentaire accrue. Sans les innovations modernes en agriculture, y compris l’utilisation du glyphosate, les Canadiens pourraient s’attendre à payer 55 % plus cher leurs aliments11.

Non seulement cela, mais les aliments dont nous nous régalons seraient de plus en plus difficiles à obtenir. Toutefois, grâce à la phytologie, les agriculteurs seront en mesure de cultiver en plus grande quantité nos aliments de base favoris pour les années à venir.

Le glyphosate aide non seulement à lutter contre les mauvaises herbes et à maintenir un prix abordable pour les fruits et légumes vendus à l’épicerie, mais il aide également les agriculteurs à prendre soin de ce que Cherilyn Jolly-Nagle, une agricultrice de Mossbank, en Saskatchewan, appelle « son bien le plus précieux », c’est-à-dire sa terre.

Les avantages sont évidents. Toutefois, le glyphosate est-il sans danger?

Simplement dit, oui, et comme tous les pesticides, il doit toujours être utilisé selon le mode d’emploi. Au Canada, l’utilisation du glyphosate est réglementée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)14, qui inspecte les cultures pour y détecter des résidus de pesticides, vérifiant ainsi que les agriculteurs les utilisent correctement, et par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), qui établit les directives réglementaires, effectue les évaluations des présentations de produits et accorde les approbations (ou rejette les demandes d’approbation) – et met en œuvre l’un des processus d’évaluation les plus intenses au monde.

Et tandis que les organismes de réglementation veillent à ce que les agriculteurs utilisent les herbicides approuvés correctement, les fabricants et les agriculteurs jouent également un rôle important pour que le glyphosate soit utilisé de manière sécuritaire et adéquate afin que l’environnement, les humains ou les animaux ne subissent pas de méfaits non intentionnels.

En outre, grâce au perfectionnement de la technologie et à l’utilisation de l’agriculture de précision, les agriculteurs sont en mesure de se servir des données pour maîtriser de façon encore plus précise leur application du glyphosate, tant en ce qui a trait à l’endroit où il est appliqué qu’à la quantité qui l’est15.

Pour ce qui est des résidus de pesticides, il est rare que l’on détecte du glyphosate dans les aliments, aux limites détectées, pour être nocif. L’ACIA veille à ce que les agriculteurs utilisent correctement les herbicides et à ce qu’ils les utilisent dans les limites de résidus établies18. Dans les rares cas où le glyphosate est détecté à de faibles niveaux (p. ex. 1 partie par milliard), il se trouve bien en deçà de la limite établie par le gouvernement du Canada et ne constitue donc pas une préoccupation de santé ou de sécurité19, car il ne représenterait aucun risque pour les humains ou les animaux20.

Utilisation du glyphosate dans le cadre de pratiques agricoles durables
Les agriculteurs utilisent des herbicides, comme le glyphosate, dans le cadre de pratiques de lutte intégrée contre les organismes nuisibles et les mauvaises herbes , ce qui signifie qu’ils ont recours à plus que des herbicides pour lutter contre les mauvaises herbes. Le glyphosate leur permet d’adopter des pratiques de conservation du sol/culture sans labour, qui leur procurent des avantages à long terme pour ce qui est du sol, de l’air et de notre environnement dans l’ensemble, notamment :
– réduction ou élimination du labour ou du travail de la terre;
– réduction des émissions de CO2;
– capture du carbone dans le sol;
– amélioration de la santé des sols;
– réduction de l’écoulement de l’eau et limitation de l’érosion13.

Glyphosate

« Aucun organisme de réglementation des pesticides dans le monde ne considère actuellement que le glyphosate présente un risque de cancer pour les humains, compte tenu des concentrations auxquelles ces derniers sont exposés. » – Santé Canada (11 janvier 2019)

Il est plus important que jamais de veiller à ce que les agriculteurs canadiens disposent des outils, de la technologie et du soutien dont ils ont besoin pour répondre à la demande grandissante en approvisionnement alimentaire d’une population croissante.

Les agriculteurs continueront d’assurer la salubrité de nos aliments et leur abondance en suivant les bonnes pratiques agricoles en matière de salubrité des aliments et de lutte contre les organismes nuisibles. Le glyphosate n’est qu’un des nombreux outils qu’ils utilisent pour permettre aux Canadiens et aux personnes partout dans le monde d’avoir accès à des aliments nutritifs abordables, maintenant et pour les générations à venir.

1 https://www.un.org/development/desa/fr/news/population/world-population-prospects-2019.html
2 https://www.edc.ca/fr/article/canadas-agri-food-sector.html
3 Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture : Comment nourrir le monde en 2050 http://www.fao.org/fileadmin/templates/wsfs/docs/Issues_papers/Issues_papers_FR/Comment_nourrir_le_monde_en_2050.pdf
4 https://www.bayer.com/en/glyphosate-impact-on-human-health-and-safety.aspx
5 https://croplife.ca/field-notes-glyphosate/
6 https://croplife.ca/field-notes-glyphosate/
7 https://www.cn.ca/fr/engagement-responsable/environnement/gestion-de-la-biodiversite-et-des-terrains/gestion-de-la-vegetation/
8 https://croplife.ca/fr/proteger-les-personnes-et-la-planete/reglementation-de-lusage-des-pesticides-au-canada/
9 https://croplife.org/crop-protection/benefits/
10 https://croplife.ca/fr/la-phytologie-garante-dune-abondance-daliments/pourquoi-nous-avons-besoin-de-la-phytologie/
11 https://croplife.ca/fr/la-phytologie-garante-dune-abondance-daliments/pourquoi-nous-avons-besoin-de-la-phytologie/
12 https://croplife.ca/fr/la-phytologie-garante-dune-abondance-daliments/
13 https://asi.ucdavis.edu/programs/ucsarep/about/what-is-sustainable-agriculture/practices/conservation-tillage
14 https://croplife.ca/fr/proteger-les-personnes-et-la-planete/reglementation-de-lusage-des-pesticides-au-canada/
15 https://croplife.ca/field-notes-precision-agriculture-canada/
16 https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/sujet-pesticides/pesticides-et-salubrite-aliments.html
17 https://croplife.ca/position_statements/glyphosate-residues-on-food-not-a-safety-concern-says-the-canadian-food-inspection-agency/
 18 https://croplife.ca/debunking-dirty-dozen/